8 Octobre 2007
Valparaiso.
Le nom mythique, des caravelles bourrees de marins, (ou de marins bourres,
d ailleurs), des navires epuises par un long voyage, des courants marins,
des vents contraires, des sextants, des capitaines harrasses, une escale.
Une arrivee quelque part.
C est ce que j avais pense que ce serait...
Mais plus que le port, a Valparaiso (Chili, pour ceux qui suivraient pas),
ce que j ai adore c est la ville.
Une ville in-cro-yab : construite sur des hauteurs, les "cerros",
des collines qui surplombent la mer et se deroulent en un grand huit sans fin.
Des pentes tellement abruptes, que les habitants ont construit des ascen-
seurs de rues pour rentrer chez eux, le soir ! C est des vieilles cabines en
bois (car ils commencent a dater), qui roulent sur des rails comme des
funiculaires, terribles pour avoir une vue splendide du port depuis le haut.
Sur ces collines, ont pousse des petites maisons carrees de toutes les couleurs,
une mer arc-en-ciel qui envoie mille radiations dans la pupille, surtout par un
jour de grand beau temps.
Pablo Neruda, aussi, habitait la.
Il y avait une maison, aujourd hui appelee la Sebastiana. Une maison, un
peu comme celle de Gaudi a Barcelone, extraordinaire. Une maison de contes
de fees, avec plein d objets heteroclites dedans, ramenes de tous ses voy-
ages et tribulations lointaines.
J ai pris un petit cours de rattrapage sur Pablo Neruda.
C est quand meme le chilien le plus connu au monde, traduit en je sais pas com-
bien de langues, et patati. Un sacre personnage apparemment, je me suis trouvee
plein de points communs, drôle, emouvant, intelligent, pas modeste. (Hem).
Mais bon, trois epouses successives, quand meme.
Pas glop ca, Pablo.
Car on peut pas ecrire des trucs d amour unique degoulinants et apres
faire son jolicoeur, mon petit bonhomme. Ca le fait pas.
Bref, "Valpo", j ai adore.
Il y a un quartier, tout en haut, la ou est sa maison, ou j aurais voulu me
coucher dans les rues, tellement y avait de choses a regarder. C etait
un quartier fantastique, ou chaque parcelle de maison est un tableau,
comme un grand musee a ciel ouvert. Les rues etaient chatoyantes, dans
le coucher du soleil rouge, et je voulais juste, prendre un truc a boire
a un petit cafe, et me poser, et, aussi, si j etais une mauvaise fille,
fumer juste une cigarette...Alleeez...une petite...
Mais bon j ai pas pu, car c etait Cris qui conduisait la voiture.
C etait ca, son univers, de reve et d imagination, au poete quand il venait
a Valparaiso.
Loin en bas, vers le port qu il voyait de ses grandes baies vitrees inondees
de lumiere, il y avait la realite. Mais lui, toutes les choses sur lesquelles
il posait son regard, dans cette maison, dans ce quartier, etaient une oeuvre d art.
Eh ben moi, je prendrais la meme chose, SVP.

COURS DE RATTRAPAGE SUR PABLO NERUDA, pour les incultes comme moi
Extrait de :
Pablo Neruda (Algo De Mi Vida)
8: Las aves del Caribe (Canción de gesta)
Si no viste el carmín del corocoro
volar en un enjambre suspendido
cuando corta la luz como guadaña
y todo el cielo vuela sacudido
y pasan los plumajes escarlata
y dejan un relámpago encendido,
si tú no viste el aire del Caribe
manando sangre sin que fuera herido,
no sabes la belleza de este mundo,
desconoces el mundo en que has vivido.
Y por eso es que cuento y es que canto
y por todos los hombres veo y vivo:
es mi deber contar lo que no sabes
y lo que sabes cantaré contigo:
tus ojos acompañan mis palabras
y se abren mis palabras en el trigo
y vuelan con las alas del Caribe
o se pelean con tus enemigos.
Tengo tantos deberes, compañero,
que me voy a otro tema y me despido.
Bon en gros ca dit, j ai pas trouve de trad sur le net, (je me decarcasse pour vous,
pourtant), alors pardonnez la trad sommaire,
Si tu n as pas vu, blablabla, l air des caraibes, ensanglante
sans etre blesse ( a cause de la couleur rouge ecarlate des flamands roses, les petits gars), vous ne connaissez rien de ce monde, vous ignorez le monde dans lequel vous avez vecu. Et c est pour ca, que c est ce que je conte et ce que je chante, et pour tous les hommes je vois et je vis; c est mon devoir de raconter ce que tu ne sais pas,
et ce que tu sais je le chanterai avec toi : tes yeux accompagnent mes mots, et mes
paroles s ouvrent dans le ble (? OUI euh bon, je suis pas pouet, moi), et volent avec les ailes des Caraibes, ou luttent contre tes ennemis. J ai tant de devoirs, compagnon, que je vais me consacrer a une autre tache, et je me retire.
Eh ben moi, je pense tout pareil que le Pablo, et d ailleurs c est pour ca que j ecris
un blog.
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Ce poeme ne me fait pas du tout pleurer. Pensez-vous, une guerriere comme moi...
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saucisse (18/04/2008)