14 Mai 2007
Bon ok j'ai eu un petit coup de mou cette semaine. Mais c'est pas facile de faire en même temps
1. un déménagement
2. des aller-retour Paris-les Vosges
3. son sac
4. une chronique littéraire...
(vous avez remarqué j'aime bien faire des listes)
Donc, tadaaa, je suis de retour, et un super bouquin à vous conseiller (Merci Tiftif)! Yes!
Cash
"L'autobiographie"
de Johnny Cash
avec Patrick Carr
Edition Le Castor Astral (si, ça existe!)
![]()
Alors c'est l'histoire d'un gars, qui force l'admiration. Il grandit avec ses parents agriculteurs dans les champs de coton du sud des Etats-Unis, bercé par le blues, le folk et la country que lui chante sa mère, et il se retrouve propulsé en haut de l'affiche à côté de son pote Elvis et de son pote Jerry Lee Lewis! Bon y a divers épisodes entre-temps, il perd son frère, il se marie, il divorce, il se drogue, il se remarie, il se re-drogue, il vandalise des hôtels, il perd ses amis, il veut mourir, il retrouve la foi...
Bref un mec comme tout le monde quoi !
Enfin pas tout à fait...
Extraits
"Je me souviens du concert d'Elvis au Eagle's Nest comme si c'était hier. Le choix de ce club était une erreur, parce qu'il était réservé aux adultes, il n'acceptait pas les adolescents. Vivian et moi, nous nous sommes retrouvés au milieu d'une douzaine d'habitués, environ 15 tout au plus. Et pourtant, Elvis m'a paru magnifique. Il a chanté "That's All Right Mama" et "Blue Moon of Kentucky" encore (et encore) plus quelques blues, et quelques titres comme "Long Tall Sally". Il n'a pas dit grand chose. Il n'en avait pas besoin, évidemment; son charisme suffisait à captiver l'attention. Mais ce que j'ai surtout remarqué, ce soir là, c'est son jeu de guitare. Elvis était un fabuleux guitariste rythmique. Il entamait "That's All Right Mama" seul à la guitare, et vous aviez envie de ne rien entendre d'autre."
"Ma première amphétamine, un petit cachet blanc de Benzédrine marqué d'une croix, je l'ai prise en 1957, alors que j'étais en tournée avec Faron young et Ferlin Husky, et j'ai adoré. Ca augmentait mon énergie, aiguisait mon intelligence, chassait ma timidité, améliorait mon sens du rythme. J'étais inondé d'électricité, comme une ampoule que l'on vient d'allumer. (...) Quand j'avais fait toute cette route et que j'arrivais en ville, las, fatigué, ces pilules à le fois me remontaient et me donnaient une réelle envie de jouer...Les blanches ne représentaient qu'une variété parmi des douzaines de formes et de couleurs différentes...ça s'appelait amphétamines, Dexédrine, Benzédrine, Dexamyl, ça vous arrivait déguisé sous un tas de jolis petits noms, et vous en aviez de toutes les couleurs. Si vous n'aimiez pas les vertes, vous pouviez avoir les pilules orange. Si vous n'aimiez pas les pilules orange, vous pouviez avoir les rouges. Enfin, si vous aviez vraiment envie de vous faire remarquer, vous aviez les noires. Les pilules noires, elles vous faisaient faire d'une traite le trajet aller-retour jusqu'en Californie dans votre Cadillac '53, sans dormir."
A lire aussi pour les passages sur sa femme, June Carter, célèbre aussi, "ceinture noire de shopping", et pour son cheminement avec Dieu -- comment on peut être "rebelle" et en même temps tracer sa route avec lui.
Et faudra aussi écouter ses albums...et voir le clip de "Hurt" qui a reçu un prix, et qui retrace sa vie.
OOO
De quoi vous l'avez déjà vu et le bouquin vous l'avez lu?
Mais je vous en pose moi des questions? Si c'est ça retournez travailler!
Saucisse
(30/07/2007)