Je n'ai rien contre les monuments ni les maisons, notez bien. C'est surtout, les gens. Déjà, c'est la foire internationale du slip au niveau du tourisme. Vous êtes soit du bétail, soit un porte-monnaie ambulant, garni de dollars bien sûr, et ce qu'on vous montre n'est pas toujours sensiblement à la hauteur de vos espérances. Contrairement au Bolivien relaxé, voire TRES relaxé, le péruvien est énervé, voire ... trés énervant.
Situation N°1.
Vous partez voir le Macchu Picchu, "merveille du monde" comme on vous l'a rabâché. Vous laissez votre valise à l'hostal, pour la récupérer seulement en partant de Cuzco. Quand vous revenez, vous empoignez vos affaires, vous ne pensez pas à vérifier que tout est là. Erreur. Mon sweat bleu marine, en provenance de Perth, Australie, celui que vous voyez sur toutes les photos, aura donc fini sa courte vie de voyageur sur le dos d'un péruvien heureux, dans la capitale mondiale du tourisme neuneu, Cuzco. Va donc falloir que j'aille en rechercher un, mais Perth, c'est pas tout près, de nulle part d'ailleurs. Situation N°2.
Vous donnez vos affaires à laver. Le lendemain, vous récupérez tranquillement vos affaires. Le surlendemain, à 9 heures du mat, vous êtes venu secouer le mec pour qu'il vous rende vos habits. Car il en a gardé une partie.
Situation N°3.
Vous décidez d'aller voir un site archéologique, pas loin de Lima. Vous prenez un minibus qui va super loin. Quand vous arrivez, on vous donne un superbe dépliant sur la magnifique-cité-disparue-inca-de-Pachacamac. Une fois dans le site, vous ne voyez que des tas de sable un peu partout, des tas de pierre vaguement assemblées, et les seules constructions à peu près intéressantes vous n'avez pas le droit d'aller les voir car les archéos travaillent dessus, il paraît. Vous, vous ne voyez personne dans ce désert. Ah si ! y a un mec, avec un sifflet et un chien, genre gestapo, qui vous tombe dessus si vous avez le malheur de mettre un pied là ou c'est défendu.
En clair, vous avez payé pour aller voir des tas de sable. (Mais attendez! Vous voulez pas passer au shop ? Y a des bonnets à oreilles péruviens !)
Situation N°4.
Vous êtes dans un resto. Vous prenez votre petit déj, tranquille, il est environ 10 heures. Là, non pas un mais deux mecs de suite, vont entrer dans le resto et se frayer un chemin jusqu'à votre table, pour vous vendre, l'un une brosse pour vêtements, l'autre un sèche-cheveux...On croit rêver... vous croyez que le personnel dirait quelque chose? Ben non, car eux-même ils y ont droit, au boniment !
En gros, le péruvien vous aime (pendant 2 minutes environ) si vous lui achetez quelque chose. Ce qu'il veut, c'est palper. D'ailleurs, si par hasard vous achetez vraiment quelque chose, il va le palper longtemps, votre billet, pour voir si des fois vous lui refourgueriez pas un faux ... Les conséquences de mon séjour au Pérou seront donc les suivantes :
- Un sac beaucoup, beaucoup plus léger qu'à l'arrivée... Voire, plus de sac du tout ? (suspense)
- La ferme intention de ne pas y remettre les pieds de si tôt
- Une grosse déception et une grande fatigue généralisée... Le monde est pas toujours trés joli à voir...
Pérou-Vietnam : même combat, les gars. Y a même des usines, qui ont comme publicité sur leur devanture : "Nous fabriquons ici, la machine à gagner beaucoup, beaucoup d argent"... me demande encore quel type de machine c'était, devrais peut-être m'en acheter une ? Ah mais non, attendez voir, j'avais oublié que j'étais pas cupide ! Suis-je bête.
Moi, à la place, ce que j'aurais bien aimé, c'est de la gentillesse, de l'amitié, de la sympathie. Et ben au Pérou, j'ai rien trouvé de tout ça. A la place, j'ai eu des vols et des emmerdeurs.
Alors moi je dis : courage, petite saucisse. Bientot l'Équateur.
A + !
Heureusement, au Pérou y a ÇA. On se console comme on peut !
Le Pérou ne s'est pas arrangé..Déjà qu'il ressemblait beaucoup à ce que tu nous décris ici, il y a quelques années.. Dommage pour ce pays qui recèle de tant de merveilles pourtant. Un monde perdu..au nom du tourisme. Et encore tu t'épargnes les andes ;-) Bises de nous 2 et câlins de Jehane (elle vient d'être décernée par ses maîtresses du prix de la petite Maman à la fin de son année d'accueil à la maternelle (année avant l'entrée en maternelle en Belgique); elle est super forte et douce en matière de réconfort des âmes). Hasta pronto!